La fourmi rouge – Emilie Chazerand

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fourmirougeMon résumé

Vania Strudel est une ado hors de la norme – et donc absolument délicieuse ! Elle n’écoute pas la musique à la mode, ne porte pas les dernières marques tendances, souffre d’un ptosis congénital qui l’affuble d’une paupière tombante qu’elle cache comme elle peut derrière ses cheveux. Pour couronner le tout, elle vit seule avec son père qui exerce la profession pas banale de taxidermiste.

Vania n’est donc pas une ado ultra populaire mais peut compter sur l’amitié de Victoire, une beauté canon malheureusement atteinte du fish odor syndrom, et de Pierre-Rachid, son voisin de palier affublé d’un Pierre- parce que rien ne compte plus que l’intégration aux yeux de ses parents. Ces trois-là forment une belle brochette de vainqueurs terriblement attendrissants.

A quelques jours de son entrée au lycée, Vania reçoit un mail anonyme pas très agréable qui lui remonte un peu les bretelles. Il est temps d’arrêter de se planquer derrière son image de loser et d’oser porter ses différences en étendard pour devenir la fourmi rouge au milieu des fourmis noires.

 

Mon avis

Elle ment comme elle respire, est un peu trop égocentrique, manie un peu trop les remarques piquantes et manque très souvent de tact, … une ado, quoi ! Ce qui la rend malgré tout très attachante, c’est son humour cynique, ses traits d’esprit et, tout de même, sa gentillesse profonde. Vania, c’est l’animal blessé qui attaque. On sent qu’elle est à vif sous sa carapace et qu’elle se protège comme elle peut. Elle ne choisi pas toujours la réaction la plus adéquate, elle tâtonne, mais elle est intelligente et accepte de se remettre en question. Et elle a la chance d’être très bien entourée par des personnages tout aussi attachants qu’elle.

J’ai bien souvent éclaté de rire en compagnie de Vania, perdante magnifique de la vie. Son humour m’a fait penser à mon héroïne préférée d’ado, Georgia Nicolson, mais elle n’a rien à envier à la répartie de Mireille, l’héroïne des Petites reines (que j’avais déjà comparé à Georgia pour son humour, on y revient toujours).

Une belle découverte que cette Fourmi rouge avec un nom que je ne connaissais pas mais que je m’en vais retenir. J’ai d’ailleurs décidé d’aller voir du côté des albums jeunesse de Emilie Chazerand, on y reviendra très bientôt.

 

Un tout grand merci à Audrey et Sarbacane, dealers d’excellents romans

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