Walking Dead – Robert Kirkman & Charlie Adlard

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Souvent, j’arrive après tout le monde.

Walking Dead, je connais de nom comme tout le monde, grâce à l’adaptation en série qui cartonne partout dans le monde et dans mon salon en la personne de mon cher mari. Je connaissais aussi le comics original depuis un bout de temps parce que peu importe où je bosse en bibliothèque, la série fait partie du top des emprunts BD et, encore une fois, mon cher mari (baptisons le MCM, ça ira plus vite) fait partie des accros.
Depuis quelques mois, je connais même l’adaptation en jeu vidéo des studios TellTale qui m’a franchement scotchée. Oui, moi, la petite nature, j’adore trembler derrière mon écran, faire des choix qui influenceront la survie de mon équipe de bras cassés et parfois même, je tue du zombie.

Depuis que j’ai commencé à jouer, je promets que je vais essayer le comics. “Si ça se trouve, je pourrais aimer !” que je dis. La série, je la regarde souvent d’un oeil mais les scènes trop violentes ne sont définitivement pas pour moi. Il paraît que le comics est encore pire mais ça me faisait moins peur parce que j’ai une façon différente d’appréhender la violence lorsque je lis. Déjà, je peux poser mon livre si c’est trop dur, m’aérer, me changer les idées. Si je mettais pause pendant un épisode, pas sûre que MCM me tolérerait bien longtemps.

Tout ça pour dire que j’ai profité que j’étais à la maison quelques jours pour enfin ouvrir le premier tome du comics qui n’attendait plus que moi dans la BDthèque de MCM. Résultat, en quatre jours, j’ai lu les quatre premiers tomes et, si je n’ai pas encore continué ma lecture, c’est uniquement parce que les autres tomes sont à la bibliothèque !

Je ne vous fait pas un article pour analyser le succès de la série ni vous la présenter, je pense que, grosso modo, vous savez de quoi ça parle. C’est la fin du monde, il y a des zombies partout et on ne sait même pas pourquoi. Je vous fait un article parce que c’est une série que je lis – et que ce blog est mon journal de bord de lectrice – et pour vous expliquer pourquoi moi, la petite nature qui ne supporte pas la violence, ça me plaît.

Dans le premier tome, Rick, un flic d’une petite bourgade, sort du coma et se retrouve dans un monde envahi par les zombies. Pas cool.

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Assez vite (franchement, je spoile pas là), il retrouve sa femme et son fils, qui sont en compagnie de quelques autres survivants. Ils campent aux abords de la vie d’Atlanta en attendant que le gouvernement vienne les secourir.

… c’est bien un truc d’américains, ça, de penser que le gouvernement va les sauver en cas de fin du monde. En Belgique, ça fait bien longtemps qu’on n’y croit plus, je pense même que les membres du gouvernement seraient parmi les premiers à se transformer :D

Rick s’auto-proclame assez vite chef de tout ce petit monde et les voilà à prendre des décisions pour survivre, jour après jour, à perdre quelques-uns d’entre eux au passage, à rencontrer d’autres personnes sur la route, à s’arrêter de temps en temps. Globalement, c’est souvent la merde (c’est logique, c’est la fin si pas du monde, au moins d’un monde).
Rick a beau être flic, il n’a pas l’habitude d’utiliser son arme. Mais il a compris un peu plus vite que les autres ce qu’il faudrait faire pour survivre : être toujours sur ses gardes, apprendre à se servir d’une arme, ne jamais se laisser entourer et … savoir réagir rapidement.

Le plus intéressant, dans Walking Dead, ce ne sont pas les zombies mais les relations sociales. Ce n’est déjà pas facile de garder la tête froide dans une situation pareille mais si, en plus, on se retrouve forcé de cohabiter avec des gens qu’on ne connaissait pas il y a cinq minutes, ça se corse. Ajoutez à cela qu’à chaque fois que vous rencontrer une nouvelle personne, vous devez vous demander si elle est vraiment ce qu’elle prétend être et si elle ne cherche pas juste un prétexte pour vous piquer votre bouffe/vos munitions/votre abris. Eh oui, en cas d’apocalypse, y en a beaucoup qui sont prêts à tout pour survivre.

Les dialogues entre personnages sont vraiment très bien écrits, les conflits moraux et les personnalités très bien décrites. On ne sait jamais sur quel pied danser, à qui faire confiance et si l’un n’est pas prêt à péter un câble. Y pas de secret, la série ne connaît pas un tel succès pour rien !
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