Vingt-quatre heures de la vie d’une femme – Stefan Zweig

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Il y avait dans mon challenge lecture, la catégorie “un classique que tu as toujours eu peur de lire”. Lorsque j’ai inscrit cette catégorie au challenge, je pensais déjà à “Vingt-quatre heures de la vie d’une femme” et voyez comme je suis consciente de ma peur : il a fallu presque un an avant que je ne m’y mette ! C’est que j’ai tant lu d’avis sur ce classique de Stefan Zweig que j’ai fini par prendre peur. Il était sans doute inaccessible, je ne le comprendrais pas, ne l’aimerais pas à sa juste valeur. Mais la meilleure façon de le savoir, c’était encore de s’y frotter !

vingtquatreMon résumé

Un scandale trouble le calme d’une pension de vacances dans le sud de la France. Une épouse convenable a pris la poudre d’escampette avec un jeune homme qu’elle n’avait rencontré que quelques heures auparavant. Les pensionnaires s’accordent pour dire qu’elle a préparé son coup, qu’elle connaissait déjà cet homme qu’on ne peut pas abandonner mari et enfants sur un coup de tête. Le narrateur, quant à lui, défend l’opinion contraire avec ferveur :

Pour ma part, je trouvais plus honnête qu’une femme suivît librement et passionnément son instinct, au lieu, comme c’est généralement le cas, de tromper son mari en fermant les yeux quand elle est dans ses bras.

Ses paroles trouvent écho chez une vieille aristocrate anglaise qui voit en la personne du narrateur, le confident qui pourrait comprendre ce qu’elle porte en elle depuis bien longtemps. Il y a plus de vingt ans, elle a elle aussi pris une décision qui ne lui ressemblait pas et si les conditions avaient été différentes, elle aurait bien pu prendre la fuite tout comme cette épouse qui scandalise tout le monde. Sa route a croisé celle d’un jeune homme pendant vingt-quatre heures. Vingt-quatre heures qui la poursuivent depuis.

Mon avis

De Stefan Zweig, j’avais déjà lu le célèbre Jouer d’échec il y a déjà bien des années. J’en ai gardé le souvenir d’une histoire qui m’avait un peu ennuyée mais d’un auteur qui avait su me charmer de part son style. Plus de dix ans plus tard, je resors de Vingt-quatre heures de la vie d’une femme avec les mêmes sentiments. Je n’ai pas réussi à m’attacher ni même comprendre cette vieille dame mais je le style analytique de Stefan Zweig pour raconter la passion irraisonnée, l’amour enflammé – presque trop descriptif lorsqu’il s’agit d’analyser les différents rouages qui peuvent faire basculer l’esprit. Il n’y a pas de suspense dans ce roman, on comprend dès le début de la confession que la folie qui pris cette anglaise ne fut que passagère et qu’elle n’a pas connu d’autre suite que la tourmante.
Ma lecture m’a paru monotone et n’aidera malheureusement pas à ce que je me lance prochainement à l’assaut des autres classiques qui attendent encore que je surmonte ma peur – peut-être faudra-t-il pour cela un nouveau challenge.

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