Une adolescence américaine – Joyce Maynard

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uneado J’ai découvert Joyce Maynard avec Les Filles de l’ouragan et Baby Love. C’est une plume agréable à lire, au service de romans très ancrés dans l’Amérique profonde. Typiquement le genre de romans que j’adore ; ceux qui me prennent par la main pour me conduire dans une petite ville de province et me conter la vie de ses habitants.

Je suis toujours curieuse d’en apprendre plus sur la vie des écrivains que je lis aussi je n’ai pas hésité longtemps avant de lire Une adolescence américaine, autobiographie dans laquelle Joyce Maynard raconte son enfance et adolescence. L’ouvrage est paru aux Etats-Unis en 1973, alors que l’auteur avait à peine 19 ans. Il fait suite à un article que Joyce Maynard avait publié dans le New York Times, dans lequel elle revenait sur sa jeunesse – bien qu’à 19 ans, on est encore bien loin d’être vieille ! Pour la petite histoire, elle avait décroché cet article au culot, en suggérant au directeur du journal de lui commander un article.

Le fait d’écrire ses “mémoires” à seulement 19 ans est autant un avantage qu’un inconvénient. D’un côté, ses souvenirs sonnent terriblement vrais ; on ne peut pas lui reprocher d’avoir comblé les trous de sa mémoire en enjolivant la réalité. D’un autre, elle manque bien évidemment de recul sur cette période de sa vie.
Certaines chroniques trouvent écho même de l’autre côté de l’Atlantique, à quarante ans d’intervalles : les petits mots échangés en classe pendant que le prof ne regarde pas, les préoccupations de look, de popularité, les garçons. D’autres sont bien plus américaines mais nous semblent peu étrangères ; les bals de promo, test d’admission à la fac et clubs scolaires ont fait l’objet de nombreux films et séries télé.

A 19 ans, Joyce Maynard affirmait déjà son style. J’ai d’ailleurs été agréablement surprise car toutes les autobiographies ne sont pas aussi agréables à lire. Par moment, j’oubliais presque que l’héroïne d’Une adolescence américaine n’était pas un personnage de fiction mais bien l’auteur. Pas de grandes révélations (pour cela, il faut peut-être lire Et devant moi le monde dans lequel elle revient sur sa relation avec J.D. Salinger – mais je ne peux dire, je ne l’ai pas lu), juste la vie d’une adolescente dans les années 1960, entre les Beatles et Jackie Kennedy, la course spatiale et la guerre du Vietnam.

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