Turtles All the Way Down – John Green

Classé dans : Romans pour ados | 4

Voilà typiquement l’exemple de roman dont je me demande si je dois parler tant tout le monde en parle. Le nouveau John Green, c’est l’événement que tout le monde attendait dans la littérature pour ados et il n’a pas vraiment besoin qu’on en parle pour se vendre. Mais John Green faisant partie de ces auteurs auxquels je suis très attachée, je pense qu’il mérite sa place ici.

turtles

Tortues à l’infini (Turtles All the Way Down), c’est le récit d’une jeune fille très attachante qui nous narre une histoire peu banale.
Aza Holmes est une adolescente de seize ans qui partage sa vie avec de nombreuses pensées obsessionnelles qu’elle ne parvient pas à chasser. Elle se sent comme étrangère à sa vie, comme si celle-ci était pilotée par quelqu’un d’autre, comme si elle n’était que l’actrice de son histoire, pas l’auteur. Sans cesse tiraillée entre la vie qu’elle voudrait vivre et ce que ses pensées “extérieures” lui font faire, elle tente de vivre normalement.

Aucun héros ne serait complet sans son acolyte et celui d’Aza se trouve être Daisy, pétillante adolescente aussi bavarde que Aza est taiseuse. A moins que Aza ne soit l’acolyte de Daisy ?
Daisy est issue d’une famille qui a peu de moyens financiers. Elle sait qu’elle n’a aucune chance d’aller à l’université et ce même si elle travaille presque chaque jour après l’école. Toujours à l’affût d’un bon moyen de gagner de l’argent, Daisy a trouvé l’idée qui les rendrait riche. Pickett, le milliardaire de la ville qui vit dans une immense bâtisse au coeur d’un domaine, a disparu et son entreprise offre une somme colossale à qui le retrouvera. Ce qui tombe très bien, c’est que Aza connaît Davis, le fils du milliardaire, et qu’elle pourrait donc mettre ses connaissance à profit pour obtenir des informations. Enfin, ça c’est que le cerveau très imaginatif de Daisy a pensé mais la réalité est un peu différente – mais comment lui en vouloir d’être romanesque, elle qui passe son temps libre à écrire des fanfictions de Star Wars ?

John Green a expliqué livrer ici un roman très personnel, souffrant lui-même de troubles obsessionnels compulsifs. Je ne sais pas quelle part de lui il a mis dans ce roman mais il est certain que les pensées de Aza et sa souffrance semblent bien réelles. J’ai souvent ressenti cette douleur mentale et jamais je n’en ai été “fatiguée” – alors que je conçois tout à fait que cela doit parfois être bien difficile de vivre auprès de personne comme elle.

 

En bref, Tortues à l’infini (Turtles All the Way Down) est un roman comme je les aime. Ses personnages sont vrais, ne cherchent pas à jouer un rôle pour plaire, ose se dévoiler tels qu’ils sont à l’intérieur. Les dialogues sont savoureux, éclairés de références culturelles et scientifiques, allumés par une folie douce. J’ai rit, écrasé plus d’une larme, surligné de nombreux passages (merci la Kindle !) et ai souri presque tout au long de ma lecture.

Je suis assidûment la chaîne youtube de John et Hank Green, ai lu tous les romans de John – c’est mon côté nerdfighter – mais n’ai pas accroché à tous. Jusqu’ici, mon préféré restait Qui es-tu Alaska ? mais il est bien possible qu’il soit désormais détrôné.

 

PS. Si j’ai mis la couverture en anglais, c’est parce que je l’ai lu en anglais. C’est de plus en plus rare mais je me suis forcée parce que je sais que les romans de John Green sont très abordables. Donc si vous souhaitez vous mettre à la lecture en anglais, commencez avec celui-ci ! :)

4 Réponses

  1. Merci pour cette chronique j’aime beaucoup cet auteur.

  2. Je n’ai encore lu aucun de ses romans (j’ai vu les deux films sortis par contre) mais j’ai bien envie de me lancer. Celui-là me tente bien aussi malgré le matraquage médiatique :)

Laissez un commentaire à florence

Cliquez ici pour annuler la réponse.