Trilogie “Le Chaos en marche” de Patrick Ness

Classé dans : Romans pour ados, Romans pour adultes | 3
Le Chaos en marche, tome 1 : La voix du couteauPatrick NessFolio SF, 2014 - prix : 8,40€ISBN : 9782070459421
Le Chaos en marche
tome 1 : La voix du couteau
Patrick Ness
Folio SF, 2014 – prix : 8,40€
ISBN : 9782070459421

Je vous parle aujourd’hui d’une trilogie incroyable qui n’est pas toute neuve mais qui connaît une réédition. Les trois tomes du Chaos en marche sont sorti il y a quelques années en grands formats aux éditions Gallimard jeunesse. Publiés quelques années plus tard dans leur collection poche Pôle fiction, ils sortent aujourd’hui au format poche du côté des adultes. C’est le genre de nouvelle qui me rend toute heureuse, moi qui passe ma vie à dire aux adultes qu’ils ne doivent pas hésiter à piocher leurs lectures du côté des rayons pour adolescents.

Bienvenue à Prentissville, la ville de Todd, un jeune garçon de 12 ans et 12 mois – non, je n’ai pas fait d’erreur – qui atteindra ses 13 ans dans un mois et deviendra un homme. Todd étant le dernier jeune garçon de Prentissville, c’est un fait assez important, même s’il n’en mesure pas encore toutes les conséquences.
Prentissville est l’une des villes de Nouveau Monde, terre colonisée il y a vingt ans par les colons parti de leur propre terre en quête d’une nouvelle planète où tout recommencer à zéro. Balayer les erreurs du passé, oublier les guerres et tout ce qui a conduit l’Ancien Monde à sa perte. Malheureusement tout ne fut pas rose. A leur arrivée, les colons ont découvert le virus du Bruit, ce terrible virus qui annihile toute notion de silence. Désormais, les pensées de tous peuvent être entendues par tous. Seules les femmes semblent échapper à ce virus ; elles ne produisent aucun Bruit, restant anormalement silencieuses. Cependant, le virus fut autrement dangereux pour elles puisqu’ils les a toutes tuées.

Pourtant, un jour, Todd rencontre une fille hors de la ville. Une fille, une vraie ! Cette rencontre est si déstabilisante qu’il n’arrive pas à la cacher dans son Bruit et, bientôt, toute la ville est au courant et les hommes accourent, leur Bruit se remplissant de mauvaises intentions. Todd doit alors fuir, quitter Ben et Cillian, les deux hommes qui l’ont élevés après la mort de sa mère, et rejoindre Haven, la plus grande ville de Nouveau Monde. Comprenant que la jeune fille est en danger, il l’embarque avec elle dans une course contre l’armée que le Maire Prentiss a lancé à ses trousses. En chemin, ils découvriront qu’il n’est pas bon être un homme de Prentissville mais également que, contrairement à tout ce que l’on a enseigné à Todd, toutes les femmes ne sont pas mortes. Pourquoi toute sa vie est-elle entourée de temps de mystères ? Qu’elle est la véritable histoire de Prentissville ? Les certitudes tombent une à une et Todd et Viola commencent leur quête de la vérité.

[...] Mon Bruit écume et bouillonne tant, comme une cocotte sur le feu, je dois m’arrêter un instant pour le calmer. Le silence, ça n’existe pas. Pas ici, nulle part. Pas quand tu dors, pas quand t’es seul. Jamais.

Je ferme les yeux.

« Je m’appelle Todd Hewitt. J’ai douze ans et douze mois. J’habite à Prentissville, Nouveau monde. Je serai un homme dans un mois exactement. »

Ce truc, c’est Ben qui me l’a appris pour m’aider calmer mon Bruit. On ferme les yeux, et, bien tranquillement, bien distinctement, on se raconte qui on est, à cause que c’est ça justement qui se perd dans tout ce BRUIT.

« Je m’appelle Todd Hewitt » [...]

Cette trilogie est absolument incroyable. Patrick Ness est un véritable maître du suspens. Il tient son lecteur en haleine à chaque instant, arrive à lui faire croire qu’il sait ce qu’il va se passer avant de tout renverser en un paragraphe.
Mieux, on a beau être en plein milieu d’une guerre, on n’est pourtant pas dans un univers manichéen. Chaque personnage a ses forces et ses faiblesses, je pourrais presque dire que l’on peut comprendre les motivations de chacun. Todd et Viola ne font pas toujours les bons choix, se laissant parfois emporter par des motivations personnelles ou une vision du monde bien trop idéaliste. Mais ce ne sont que des gosses qui se retrouvent embarqués dans un monde qui les dépasse, des gosses qui ont bien trop de poids sur les épaules et qui essaient de se dépatouiller de tout ça au mieux, sauvant leur peau et celles des autres comme ils le peuvent.

J’ai déjà lu cette trilogie à deux reprises et m’y replongerai sans doute un jour. En attendant, je la conseille à tous les amateurs de science-fiction et de forme originale d’écriture – parce qu’il faut parfois s’accrocher pour lire le Bruit !

 

- Cette chronique est reprise de mon ancien blog “Ça sera comment, dis ?”

3 Réponses

  1. Oh je suis super contente de trouver cette trilogie ici! J’ai lu la trilogie l’an dernier et j’avais adoré. Je l’avais lu en VO et j’avais trouvé l’écriture très originale. Je me demande ce que ça donne en français… mais ce qui est sûr c’est que moi aussi je relirai cette sage!

  2. cette saga* (oups)

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