Tout ce qui est solide se dissout dans l’air – Darragh McKeon

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toutcequiestsolideMon résumé

Le 26 avril 1986, un accident nucléaire a lieu au sein de la centrale de Tchernobyl. Un accident qui marquera bientôt la vie de centaines de milliers de personnes. Tout ce qui est solide se dissout dans l’air se concentre sur le destin de quatre personnages de fiction.
Evgueni, 9 ans, jeune pianiste prodige qui vit dans un petit appartement de Moscou avec sa mère et sa tante. Les deux femmes travaillent tant et plus pour tenter de fournir au jeune garçon de quoi manger ainsi qu’une bonne éducation. Sa tante, Maria, ancienne journaliste, travaille désormais dans une usine de montage. Le boulot est répétitif, pas stimulant pour un sou mais lui permet de se vider l’esprit et de ne pas penser à ce qui a détruit sa vie privée et sa carrière.
Grigori, l’ex mari de Maria, est un chirurgien reconnu pour ses compétences. Parce que d’autres camarades l’ont décidé pour lui, il va se retrouver envoyé en Ukraine, à Pripiat, au plus proche de la catastrophe.
Artiom, jeune adolescent Ukrainien, a du quitter sa maison et son village et se retrouve désormais parqué dans un camp de réfugiés en compagnie de sa famille.

 

Mon avis

Il y a des romans qui me font écarquiller les yeux, qui me font crier à l’injustice. Tout ce qui est solide se dissout dans l’air est de ceux-là.

Que savons-nous réellement de ce qu’il s’est passé à Tchernobyl ? De la réaction des autorités ? Sans y connaître grand chose, j’ai toujours eu en tête que le manque de précaution et les réactions qui n’étaient pas à la hauteur de l’événement étaient dues à l’époque, au manque d’informations. Pour sûr, cela n’arriverait plus maintenant ! (humhum)

Darragh McKeon s’est beaucoup documenté sur Tchernobyl ainsi que sur la politique de l’URSS. Le régime qui dirigeait tout et qui ne pouvait pas échouer, pas même connaître un seul petit défaut. Une catastrophe pareille ne pouvait arriver aussi, aucun plan d’urgence n’était prévu, pas même la formation des pompiers ou médecins. Aucune information claire ne fut jamais donnée sur ce qu’il se passait réellement, aucune protection n’a jamais été donnée aux liquidateurs. Les pilules d’iode prévues en cas d’attaque nucléaire n’ont pas été distribuées puisqu’il ne s’agissait pas là d’une attaque.

Vous l’aurez compris, on nage en plein délire. Et pourtant …

Ce n’est pas un roman qui fait du bien, pas plus qu’un roman lumineux même s’il y a dans les personnages beaucoup d’humanité et d’amour. J’ai préféré les scènes en Ukraine, en compagnie de Grigori et d’Artiom que celles qui se déroulaient à Moscou, parfois bien plus noire parce que plus proche du pouvoir. C’est un roman nécessaire pour comprendre l’histoire et l’aveuglement de pouvoir – encore et toujours d’actualité.

 

Merci aux éditions 10/18 pour la découverte !

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