Station Eleven – Emily St John Mandel

Classé dans : Romans pour adultes | 2

Une fois encore, l’une des plus belles découvertes de ces derniers mois sera arrivée entre mes mains par l’entremise du Grand Prix des Lectrices de Elle. Je n’aurais probablement jamais lu Station Eleven s’il n’avait pas été retenu dans la sélection, j’avais même très peur d’en commencer la lecture après avoir lu son résumé. Qu’est-ce que j’aurais manqué !

stationelevenMon résumé

99% de la population mondiale est morte lors d’une pandémie d’une nouvelle sorte de grippe. Le monde a changé ; plus d’électricité, d’essence, d’eau courante, de télécommunications. Ceux qui ont eu la chance d’échapper à la contamination tentent désormais de se reconstruire une vie dans ce monde d’après.

“Parce que survivre ne suffit pas”, plusieurs personnes, comédiens et musiciens, se sont regroupés au sein de la “Symphonie itinérante”. Ils vont de villes en villes et s’arrêtent pour livrer des représentations de Shakespeare dans les colonies qu’ils visitent. Sur la route, ils ne rencontrent pas que des gens bienveillants. En général, si l’on n’attaque pas, il faut se défendre et être en permanence sur ses gardes, prêt à tuer si cela s’avérait nécessaire.
Mais la Symphonie est une famille, prête à défendre ses membres tout autant que le théâtre, la musique, le beau.

 

Mon avis

Station Eleven est un roman post-apocalyptique à l’atmosphère nostalgique. Pourquoi se contenter de jouer du Shakespeare ? Peut-être parce que le dramaturge colle plus que jamais au présent, de par les drames traversés, le fait qu’il ait connu la peste noire et que la mort est toujours la mort, quelle que soit l’époque.
Certaines images sont très fortes, d’autant plus que l’auteur n’en dit jamais trop, laissant le lecteur à son imagination. Les images surgiront suivant les sensibilités et les peurs de chacun, entrecoupées de retours en arrière, dans le passé de plusieurs personnages et plus particulièrement de l’un d’entre eux, pierre angulaire du roman, décédé le soir même de l’arrivée du virus aux Etats-Unis.

Station Eleven n’est jamais trop noir ; l’espoir subsiste et l’art et la beauté du monde s’imposent comme refuge d’une humanité dévastée. Après tout, même si tout venait à disparaître, si le confort du monde moderne n’existait plus que dans la mémoire de ceux qui ont connu « l’avant », la culture, elle, saurait se rappeler à notre bon souvenir.

2 Réponses

  1. Je n’avais pas entendu parler de ce roman et j’avoue ne pas connaître cette maison d’édition. En général, j’apprécie beaucoup les romans post-apocalyptiques et le résumé à l’air très tentant. Ce que tu en dis ne fait qu’égayer ma curiosité : je note le titre !

  2. Il est dans ma Liste à Lire…

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