Si c’est la fin du monde – Tommy Wallach

Classé dans : Romans pour ados | 1

sicestlafinArdor, une météorite se dirige vers la Terre. Elle a deux “chances” sur trois de la faire exploser d’ici deux mois. Peter, Anita, Andy et Eliza sont en terminales ; les projets d’avenir, ça les connaît. Mais quand on a deux chances sur trois de mourir d’ici quelques semaines, est-ce que cela veut encore dire quelque chose, l’avenir ?

Quand les gens n’ont plus rien à perdre, c’est là que cela devient dangereux.

Je pensais que tout le monde serait hyper sociable, vous savez ? Qu’on s’unirait tous ensemble ou un truc dans ce style. Mais ça ne s’est pas du tout passé comme ça.

Les délits et la violence se multiplient et donc la présence policière et militaire aussi. La menace d’un état répressif s’installe. Certains se regroupent pour le dénoncer, d’autres pour le combattre. Avec son appareil photo, Eliza est un témoin. Elle ouvre un blog pour partager les scènes de vie d’un monde qui attend l’apocalypse. Quand il ne reste (peut-être) que quelques semaines à vivre, on fait le point, on se lâche, on vit enfin pour soi.

Tu sais, je crois que je suis la seule personne à être réellement heureuse depuis qu’on a tous entendu parler d’Ardor. ” confie Anita qui ne vivait que pour ses parents, que pour être une bonne élève et entre dans une grande fac. Anita qui se cachait dans son dressing pour chanter, pour ne pas que ses parents l’entendent.

Ils avaient tous des étiquettes, en bons lycéens américains qu’ils sont. Ils veulent sortir des stéréotypes imposés et la fin du monde pourrait être la bonne occasion pour cela. Si c’est la fin du monde commence comme un petit roman sans prétention, présente ses différents personnages au moyen d’un quatre voix. Quatre personnages, quatre voix, … c’est logique mais cette forme de narration ne m’a pas convaincue car je n’y ai pas trouvé leurs “voix”, justement. Ils sont tous un peu formatés, jusque dans leur façon de parler.

Le début était sympa, le pitch prometteur. Si personne n’a envie de connaître la fin du monde, on se doute bien que c’est encore pire lorsqu’on allait enfin atteindre l’âge où tout devient possible. L’injustice permet de remettre en question la vie et pouvait amener de belles discussions. Hélas, Tommy Wallach part vite dans un grand n’importe quoi avec cette histoire d’état policier et de rébellion. Tout décolle très vite pour retomber comme un soufflé, le délire ne semblant pas assez assumé.

J’ai vu passer ce roman sur de nombreux blogs … et toi, tu l’as lu ? Tu l’as aimé ?

Je remercie les éditions Nathan pour l’envoi de ce roman

nathan-menu

Une Réponse

  1. Je ne l’ai pas encore lu mais tu as éveillé ma curiosité. Je vais peut-être me laisser tenter.

Laissez un commentaire