#Scandale – Sarah Ockler

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#scandaleLucy n’est pas le genre de fille qui rêve du bal de promo depuis des années ; elle préfère largement passer ses soirées à jouer en ligne à dégommer des zombies. Si elle est là ce soir, c’est uniquement pour remplacer Ellie, sa meilleure amie. Cette dernière est malade, clouée au lit, et ne peut pas accompagner Cole, son petit ami et cavalier à la soirée. Alors, pour la grande joie de ses parents, Lucy a mis une jolie robe et va jouer à faire semblant. Limousine, photo-souvenir, bal … et l’after, bien sûr !

Car que serait un bal de promo sans sa soirée d’after chez l’un des étudiants ? Cole s’y colle en mettant à disposition des élèves le chalet de ses parents. Ils boivent tous un peu trop, ne sont plus très conscient de ce qu’ils font, s’en fichent un peu. Est-ce pour cela que Cole embrasse Lucy ? Il est sûrement bourré ! Cela n’aurait pas d’importance si Lucy n’était pas secrètement amoureuse de lui …

Le lendemain matin, impossible de se souvenir de comment la soirée s’est terminée ni de retrouver son téléphone. A l’évidence, il n’est pas tombé entre de bonnes mains parce que le compte facebook de Lucy a été piraté et déverse horreurs et ragots sur les autres élèves présents à la soirée. Des dizaines de photos sont publiées depuis son compte, aucun n’étant très flatteuses. Bien évidement, Lady Blabla, la miss ragots dont personne ne connaît l’identité (une sorte de Gossip Girl, donc) s’en délecte … et tout le monde déteste Lucy !

Qui a fait ça ? Il va falloir enquêter pour le savoir. Et Lucy pourrait bien avoir l’aide du rédacteur en chef du journal pour retrouver sa popularité et dignité.

#Scandale utilise une intrigue à la Gossip Girl pour parler du problème bien actuel du harcèlement via les réseaux sociaux. C’est utile d’en parler mais là où le bât blesse c’est que dans cette histoire, personne ne croit Lucy lorsqu’elle affirme qu’elle n’y est pour rien. Le monde entier semble avoir perdu tout sens critique ; les photos sont publiées sur son compte, elle est donc la seule responsable. Le piratage, vous dites ? Connaît pas !

Comme bien souvent dans les romans qui se passent aux lycées, les personnages sont tous plus caricaturaux les uns que les autres : la fille pas princesse un peu garçon qui aime les jeux vidéos, la fille qui couche avec tout le monde, le beau mec du lycée, le mec qui se consacre corps et âme au journal, … même les membres de S@tan, ce club qui banni toute technologie, ne sont pas assez travaillés. Quel dommage !

Sarah Ockler partait d’une bonne idée mais ne l’a pas assez exploitée. Le pavé de 400 pages reste en surface et n’offre même pas une bonne lecture de vacances. Je l’oublierai vite !

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