Papillon de nuit – R.J. Ellory

Classé dans : Romans pour adultes | 4

papillon J’ai découvert Ellory il y a quelques années avec Seul le silence. Je ne saurais plus en dire grand chose, je me souviens que j’avais adoré la première moitié, eu plus de mal avec la seconde. Je me souviens également que ce qui m’avait le plus plu, c’était cette impression d’être au coeur de l’Amérique, la vraie. Et c’est l’envie de retrouver ce sentiment qui m’a poussé à découvrir son premier roman, Papillon de nuit, publié cette année chez Sonatine.

Après le début des années soixante, tout est parti en couilles, et avec le Vietnam et les trente-cinq mille hommes par mois qui sont envoyés faire la guerre de quelqu’un d’autre, tout le monde a plus ou moins baissé les bras et s’est résigné à une vie de télé, de Prozac, de comptage de calories et de bardage en aluminium.

Daniel est dans le couloir de la mort. En prison depuis douze ans, il est accusé du meurtre de Nathan, son meilleur ami. Lui sait qu’il est innocent. Les parents de Nathan le savent aussi, il en est persuadé. Pour Daniel, c’est le plus important.

Aujourd’hui, il ne se bat plus. Il n’y aura plus d’appel ; il n’en a pas les moyens financiers et il a de toute façon bien compris que ça ne servait à rien. Daniel s’est retrouvé dans quelque chose de plus grand que lui, quelque chose de très bien organisé, il en est sûr. Serait-il un adepte de la théorie du complot ? Dans l’Amérique des années 1960, tout le monde l’est …

Nathan était noir. Et Daniel était le seul blanc assez fou pour être son ami. Du moins, c’est ce que les autres pensent.
Daniel a juste lié une amitié très forte avec un garçon de son âge. Ils ont grandi ensemble, comme des frères, parce qu’ils se comprenaient si bien.

Nathan et Daniel grandissent dans les années 1960. JFK, Martin Luther King, le Vietnam, … certaines années, il se passait tellement de choses qu’il était difficile de les dissocier. Mais et si tout était lié ?

J’ai retrouvé tout ce que j’attendais et bien plus dans ce Papillon de nuit. R.J. Ellory m’a pris par la main pour me raconter la petite et la grande histoire de cette Amérique qui souffre durant cette décennie de métamorphoses – cette époque sur laquelle je peux lire un trillion de choses et continuer à en apprendre ! Les personnages de papier prennent vie, Daniel nous raconte son histoire et la leur, les histoires qui se tissent, les fils qui se mélangent. Le tout dans un premier roman qui avait déjà tout d’un grand !

4 Réponses

  1. Depuis le temps que je veux découvrir cet auteur, ton billet me donne envie !

  2. J’ai découvert l’auteur il y a pas longtemps avec Les Assassins, lecture que j’ai apprécié mais qui m’a laissé un peu dubitative mais celui-ci me tente beaucoup !

    • Par rapport à l’écriture ? Au sujet ? Les Assassins m’attirent un peu mais j’hésite encore ^^

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