Nous les menteurs – E. Lockhart

Classé dans : Romans pour ados | 2

nouslesmenteurs On en a beaucoup parlé cet été de ce Nous les menteurs. J’ai lu approximativement un million d’avis sur ce roman. Ils n’étaient pas tous d’accord sur la qualité de ce roman mais ils se retrouvaient néanmoins tous sur un point : la fin est surprenante, extraordinaire.

Alors, bien sûr, je ne vais pas vous spoiler la fin, je ne suis pas une vilaine sorcière non mais ! Mais on va tout de même tenter de parler de ce roman, de pourquoi je ne l’ai pas aimé et de cette fameuse fin. D’ailleurs, on va même commencer par elle.

Est-ce que je m’attendais à une telle fin ? Non. Clairement, à un seul instant, je ne l’ai imaginé – et pourtant, j’ai longtemps tenté de la deviner tant ma lecture m’ennuyait. Est-ce qu’elle m’a soufflée ? Un peu. J’ai laissé échapper un “f**k” que le super mari a entendu (et dans la foulée j’ai DU lui raconter tout, je ne pouvais pas faire autrement … lui, par contre, il s’en fichait un peu :D). Mais c’était plutôt un fuck énervé. Parce que la fin est la seule chose que j’ai trouvé un tant soit bonne dans ce roman.

Mais bon, outre la fin, de quoi ça parle ? 

 Bienvenue chez les Sinclair. Ils sont jeunes, beaux, blonds et riches. Bienvenue chez la jeunesse dorée, la vraie. De celle qui va passer ses étés sur l’île privée familiale, qui se dore à l’abris de tous soucis, celle à qui tout souri. Cadence “Cady” est l’aînée des petits enfants Sinclair, “l’héritière” comme l’appelle son grand-père. L’été de ses quinze ans, quelque chose s’est passé. Un “accident” dont Cady a tout oublié. Elle sait juste qu’on l’a retrouvée au petit matin sur la plage, à moitié dénudée. Personne ne veut lui dire ce qu’il s’est passé – d’ailleurs, plus personne ne lui parle depuis cet été. Coincée chez elle avec sa mère, elle supporte de nombreux épisodes migraineux qui lui rendent la vie impossible. Quelque chose doit sortir, quelque chose doit être dit, éclairé. Et cette année, deux ans après cet accident, Cady veut retourner sur l’île, retrouver ses cousins et comprendre enfin ce qui lui est arrivé.

J’ai suivi le récit de Cady a bonne distance. Jamais je n’ai réussi à m’attacher à elle ni à ses cousins. Jamais leur histoire ne m’a véritablement emballée. Si je continuais à tourner les pages, c’est uniquement dans l’espoir que quelque chose, enfin, se décoincerait. Après tout, tout le monde parle de cette fin magistrale, il doit bien se passer quelque chose à un moment donné.
Nous les menteurs se lit très rapidement et c’est probablement dû à son écriture. Pour autant, on ne peut pas considérer cela comme une qualité dans ce cas : l’écriture est trop plate, trop simple. Emily Lockhart rend compte des faits, sans aucune émotion palpable. Le summum, pour moi, fut cette fameuse révélation qui aurait pu être bien plus forte, faire trembler les murs et engloutir l’île par un tsunami … mais ne m’a pas donné l’impression d’être plus forte que quelques petites vagues qui viendraient lécher le rivage.

Le roman de l’été pour certains … la déception des vacances pour moi.

2 Réponses

  1. J’ai lu ce roman pendant mes vacances également et tu résumes assez bien mon ressenti ! Un bon gros flop que même la fin n’est pas parvenue à rattraper, que du contraire…

  2. ahah je pense qu’on aime définitivement pas les mêmes trucs :) je l’ai lu en anglais sans savoir de quoi ça parlait et j’ai trouvé l’écriture très poétique! J’ai bien sur été soufflée par la fin j’en ai même rêvé!

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