Mon heure viendra – Nina Vogt-Osli

Classé dans : Romans pour ados | 3

monheureviendra A quinze ans, Hans Peter est le souffre douleur d’Andreas, la grosse brute de l’école. Cela fait des années que cela dure et les menaces d’Andreas se font de plus en plus insistantes. Un jour, Hans Petter en est persuadé, son heure viendra…

Un jour, Hans Petter reçoit un message tchat d’une jeune fille nommée Fera. Il ne la connaît pas mais elle, elle semble tout connaître de lui. Etrange … ne serait-ce pas Andreas qui se cacherait derrière cet avatar pour se moquer de lui ? D’autant qu’elle essaie de lui faire croire qu’elle vient du futur…

Malgré tout, il continue de correspondre avec elle. Parce que Fera lui semble sympathique et parce que cela fait du bien de parler enfin à quelqu’un qui s’intéresse à lui. Il ne croit pas à ses histoires … le futur, non mais ! Jusqu’à ce qu’elle lui apporte les preuves de ce qu’elle raconte.
Le futur dont elle provient est très différent du présent de Hans Petter. Fera lui explique qu’il y a eu une grande guerre, menée par un dictateur et que la société a du se réorganiser. Elle ne saurait pas lui expliquer d’elle-même les différences avec le passé parce que dans le futur, on n’étudie pas le passé. Mais en discutant avec elle, Hans Petter ne met pas longtemps à comprendre ce qui a changé. Le monde de Fera est plus “dirigiste”, même si elle ne le ressent pas forcément comme cela. Dans le futur, on ne s’encombre pas de parents, de famille. Dans le futur, la vie et le métier de chacun est déterminé d’avance. Cela ne choque pas vraiment Fera puisqu’elle a grandi dans cette société. Mais tout de même, elle aimerait en apprendre plus sur le passé et sur la vie de Hans Petter.

Mon heure viendra est un roman intelligent. Un roman qui fait réfléchir, qui pose des questions un peu dérangeantes et dont la fin ne devrait pas vous laisser indifférent. C’est un roman de science fiction qui touche un peu à tout : un peu de roman d’anticipation, un peu de “société déterministe”. Une belle entrée en matière pour les adolescents qui souhaiteraient découvrir le genre.

Niveau écriture, il faut apprécier le style épistolaire. Il n’est pas omniprésent car Hans Petter reste le narrateur principal mais les discussions avec Fera se font en messagerie instantanée et par emails. Personnellement, cela ne me dérange pas du tout, je suis même plutôt amatrice du genre car j’aime l’alternance de point de vue et de personnages.

Le style de l’auteur n’est pas des meilleurs, il me manquait un petit je ne sais quoi pour que j’y accroche vraiment. Mais dans l’ensemble, c’est un bon roman dont j’ai apprécié la lecture et que je recommanderais pour son sujet.

3 Réponses

  1. Oooh ça me tente beaucoup celui-là, ça a l’air d’être une dystopie assez originale ^^ C’est axé jeunesse/ado ?

  2. Je note, ça peut-être pas mal, d’autant que je suis un grande fan de romans épistolaires :D

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