Mémoires d’un quartier : Laura & Antoine – Louise Tremblay d’Essiambre

Classé dans : Romans pour adultes | 2

Après avoir découvert Un bonheur si fragile (dont j’attends plus qu’impatiemment le 4e et dernier tome), j’avais très envie de lire d’autres saga québécoises. Et comme j’aime bien les défis, après une saga en quatre tomes, j’en ai choisi une en douze. Tranquillou.

memoiresquartier

Mémoires d’un quartier, de Louise Tremblay d’Essiambre compte donc douze tomes que les éditions Pocket ont eu la bonne idée d’éditeur deux par deux. Ca fait moins gros, c’est un peu moins impressionnant et les couvertures sont tellement belles que je ne pouvais résister. Ok, je dois aussi avouer que j’ai craqué parce que le premier tome s’appelle Laura et que j’aime beaucoup les héroïnes qui partagent mon prénom (comme tout le monde, non ? :D )

La saga s’ouvre en 1954 dans un quartier ouvrier de Montréal. Beaucoup de personnages se croisent dans ces deux premiers tomes mais c’est avant tout de la famille Lacaille qu’il s’agit. Les parents, Marcel et Bernadette, les enfants, Laura et Antoine, et la grand-mère paternelle, Evangeline, souvent grognon qui cohabite bien difficilement avec sa belle-fille.

Laura a douze ans. Bonne élève, elle passe son temps libre avec Francine Gariépy, sa meilleure amie. Les deux filles sont souvent chez Francine, la grand-mère de Laura ne souhaitant pas voir une Gariépy passer le pas de sa porte – une vieille histoire dont Laura n’a même pas connaissance. A l’aube de l’adolescence, les copines discutent beaucoup, de tout et de rien. Ce qui occupe leurs conversation pour l’instant, c’est l’arrivée de l’oncle d’Amérique de Laura ! Adrien, le frère de Marcel qui avait mis les voiles pour les Etats-Unis à son retour de la guerre, est enfin de retour ! Jamais Laura n’avait vu sa grand-mère dans une telle joie et l’ambiance est d’ailleurs beaucoup plus agréable à la maison. Sauf en ce qui concerne Marcel … lui n’a jamais été d’aussi mauvaise humeur et vu son caractère, c’est peu dire !

Antoine, le petit frère de Laura, est le premier à pâtir de l’humeur paternelle. Plutôt petit et discret, il ne correspond pas à l’image que son père a d’un homme, un vrai et Marcel n’hésite pas à le traiter de “tapette”. Son père rêverait de le voir faire du sport, jouer au hockey ou au ballon avec les autres garçons de la rue mais Antoine n’est pas très sportif et préfère dessiner. Il a d’ailleurs un véritable don, tout le monde s’accorde pour le dire, surtout son oncle Adrien qui aimait beaucoup dessiner lui aussi lorsqu’il était jeune.
Pour l’aider à développer son don, Bernadette a accepté qu’un professeur de l’école lui donne cours de dessin tous les samedis après-midi. Mais alors que cela devrait mettre en joie Antoine d’être un peu éloigné de la maison et de pouvoir dessiner à loisir, celui-ci est de plus en plus renfermé. Et tous, pris par leur vie et leurs petites histoires, n’ont pas vraiment le temps de se poser la question du pourquoi. Après tout, c’est la personnalité d’Antoine d’être timide et peu bavard, il n’y a peut-être pas de raison de s’inquiéter …

J’aime toujours autant les chroniques familiales ! Je ne lirais pas exclusivement ce genre mais, de temps en temps, cela me fait du bien de m’évader dans le quotidien d’autres familles, même si je me rends compte que je prends parfois leurs tourments un peu trop à coeur ! Je me suis très vite attachée à Laura, Bernadette, et même Evangeline (lisez et vous comprendrez pourquoi !) et je suis plutôt heureuse que la série compte autant de tomes car je pense que je retrouverai avec plaisir ces personnages. J’ai également hâte de voir comment Antoine va grandir, quel adolescent il va devenir.

Comme avec Un bonheur si fragile, j’ai aimé lire le québécois – d’autant qu’il s’agit ici du joual, le patois Montréalais que l’on retrouve également dans les BD Paul. Là aussi, je continue ma découverte des auteurs québécois avec grand bonheur !

Et vous, vous lisez des sagas familiales ? Et des auteurs québécois ? Si vous en aimez d’autres, laissez-moi leurs noms en commentaires ♥

2 Réponses

  1. Noooonnn douze tomes ?! Malheur… Me voilà pourtant convaincue… Et le premier (ou les deux premiers donc) est dans ma wishlist. Après un bonheur si fragile, tu auras ma peau ^^

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