Ma transition vers le (presque) zéro déchet : pourquoi ?

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l y a des sujets à la mode qui me rendent heureuse. A moins de vivre au fond d’une caverne, vous avez sûrement entendu parler du mode de vie zéro déchet, ne fut-ce qu’à l’occasion de la semaine européenne de réduction des déchets qui s’est déroulée il y a peu .

(et si vous vivez dans une caverne, vous produisez déjà peu de déchet, voilà une bonne nouvelle :D )

Depuis quelques semaines/mois (le temps file trop vite pour que j’en garde encore la mesure), mon mari et moi avons mis en marche une transition vers le presque zéro déchet. C’est une idée avec laquelle je suis arrivée un soir, me demandant comme il allait l’accueillir, et il faut croire que j’ai plutôt bien choisi mon homme puisqu’il m’a dit trois fois oui.

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Mais d’où ça nous est venu ?

Aux dernières heures de 2015, nous sommes devenu parents. C’est une (petite) révolution ! Comme tout futurs parents qui se respectent, nous avions fait un million de recherches sur le sujet : que faut-il (ou non) acheter, que faut-il (ou non) penser, que faut-il (ou non) faire , …  Très vite, il nous est apparu qu’il y avait un million de choses que les magasins voulaient nous vendre comme indispensables qui nous avaient l’air plutôt inutiles. On a cherché un peu à gauche à droite ce qu’on pourrait récupérer – pas assez, je l’avoue maintenant – et très vite, on s’est dit qu’il ne fallait pas faire de cet enfant un « pourri gâté ».

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Mais eh dis donc, ça nous allait bien de dire ça ! Ne sommes-nous pas des enfants de la consommation ? N’en voulons-nous pas toujours plus, plus moderne, plus beau, plus grand ? C’est vrai qu’on n’était loin de vivre dans une cabane au fond des bois, rejetant toute société de consommation. On pensait faire pas mal d’effort depuis quelques années déjà mais on n’était encore loin d’être des exemples.

Sauf que des exemples, c’est ce que nous souhaitions devenir, du moins pour bébé lecteur. Comment pourrions-nous le regarder dans les yeux dans quelques années pour lui expliquer que le réchauffement climatique, la sur-consommation, le sur-emballage, tout ça on en parlait déjà quand il était bébé sans même que cela nous dérange ? Bien sûr que si, cela me dérangeait ! Mais, comme un peu tout le monde je pense, je regardais ça de loin en me disant que, de toute façon, ce n’est pas moi qui ait le pouvoir. Je me souviens avoir eu un premier choc lorsque, ado, j’ai vu le film de Al Gore « Une vérité qui dérange ». Puis ça a été les montagnes de déchets en Afrique, la banquise qui fond, les américains qui courent dans tous les sens parce que c’est le Black Friday et puis les européens qui font la file à moitié nu pour des fringues Desigual et qu’est-ce que je pouvais faire si ce n’est râler dans mon canapé ? (demandez à mon mari, je suis super forte pour ça)

Et puis je suis devenue maman. Et tout a changé (non sans blague). Parce que j’ai regardé cette boule d’amour et je me suis dit que bien sûr que si je peux faire des trucs. Déjà pour commencer, je dois éduquer la boule d’amour en question et lui transmettre des valeurs. J’ai plein pouvoir sur lui pendant quelques années (mouahahah) et, sans rire, je me suis dit que ce serait tout de même beaucoup plus facile de lui transmettre de bonnes valeurs si je l’élevais dans un environnement qui respecte ces valeurs. D’un coup d’un seul, je n’avais plus le choix, il fallait que je change. C’est comme la politesse : si je veux que mon fils apprenne à dire merci, il faut d’abord qu’il m’entende dire merci. On ne va tout de même pas lui demander de moins et mieux consommer si, nous-mêmes, nous achetons et jetons à tort et à travers !

Son arrivée dans notre vie a fait boule de neige et, très vite, ce sont des dizaines de petites choses qui ont dû changer. La première fois que j’ai reçu un dépliant de produits bébé, j’ai halluciné. J’ai compté pas moins de treize (13 !!) produits différents. Pour un bébé ! Ensuite, ça a été les couches pampers, offertes à la maternité, qui ont attaqué mes doigts en trois jours. Je suis sortie de la maternité avec un bébé tout neuf et les doigts aussi usés qu’une ouvrière textile au Bangladesh. Il y avait comme un souci là … j’ai donc appris à décoder les étiquettes des produits ménagers et cosmétiques puis, progressivement, à me constituer une droguerie écologique pour faire mes propres produits.

Toujours en cuisine, nous avons continué à faire toujours plus nous-mêmes. Biscuits, cake, gâteau, … arrière les snacks industriels ! Nous sommes encore loin d’être parfaits mais les courses sont désormais bien différentes (et bien plus rapides !). Nous achetons directement à la ferme ou en groupe d’achat local, nous trimballons nos sacs en tissus partout, achetons vêtements et jouets de seconde main … et ça ne fait que commencer !

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(! ne pas prendre exemple sur Lorelai et Rory, pas très zéro déchet)

Je suis aidée dans ma quête par des ressources en ligne très utiles (je vous fait un article avec les liens tout bientôt). Je teste, j’essaie, je rate, je réussis, je râle, je progresse. Je ne suis certainement pas un modèle ni un gourou mais je me dis que mon expérience peut servir parce que si vous êtes comme moi, vous n’y penserez sérieusement que le jour où on vous proposera des solutions toutes-faites (allez, dites-moi que je ne suis pas seule dans le cas !). Alors si je pouvais n’encourager que deux ou trois personnes à le faire, ce serait déjà une victoire ! 

Voilà pourquoi une nouvelle catégorie est née sur ce blog. Dans la catégorie “zéro déchet”, vous retrouverez les liens et les personnes qui m’inspirent, des idées concrètes pour un peu moins de déchets au quotidien et des recettes testées et approuvées :)

8 Réponses

  1. Je trouve cette idée vraiment bien. Et d’ailleurs depuis que tu m’en as parlé je réfléchis aussi de mon côté, par exemple j’achète un panier de légumes par semaine à une nana, dans une cagette que je rends la fois d’après, moins de plastiques d’étiquettes etc… J’achète beaucoup moins d’habits à aria car elle n’en a pas vraiment besoin et elle grandit tellement vite ou bien troue tellement vite ses habits..
    La prochaine étape se sera des produits managers, une collègue est assez calée sur le sujet elle fait plein de trucs elle même, je vais me pencher là dessus pour 2017 :)

    Des bisous et bravo à vous deux !

  2. Je serai contente de te suivre aussi sur ces problematiques et de glaner des idees ici ou la… Malheureusement, tout n’est pas faisable la ou je suis, mais faire un peu est deja mieux que de ne rien faire :-)
    (Pour l’anecdote sinon, tes listes de lecture “bebe” m’ont bien inspiree lorsque j’ai fait mes choix pour Noel :-) Merci!

    • C’est ce qu’il faut se dire, même de petits efforts feront déjà des différences !
      Et, dis donc, comment est-ce qu’ils se positionnent par rapport aux déchets en Thaïlande ? On recycle, là-bas ?
      (merci pour le feed-back ! J’espère que les petits lecteurs seront ravis ! ♥)

  3. Super initiative ! Je commence la même démarche que toi, avec un bébé de 3 mois, et serais ravie de découvrir tes articles sur le sujet ;)
    D’ailleurs j’aimerais savoir : est-ce que tu utilises des couches lavables ? Quels produits fabriques tu toi-même pour ton bébé ?
    Merci d’avance !!

    • Mes félicitations pour l’arrivée de ce petit bout !
      Pour l’instant, on n’utilise pas encore de couches lavables. Mais j’ai commandé un kit et je vais tester ça pendant les vacances de Noël, bien au calme :)
      Pour mon fils, je n’utilise que du liniment (pas encore fait moi-même parce qu’au niveau du prix, c’est pas très rentable vu le prix de la bonne huile d’olive !), de la crème grasse pour les rares fois où il a des rougeurs et sinon, les mêmes produits que moi, à base d’huile de coco, de cire d’abeille et d’huile de tournesol. Mais j’y reviendrai :)

  4. 0 déchets c’est chaud !
    Par contre réduire ses déchets de manière considérable c’est tout à fait faisable …
    Bonne transition en tout cas :)

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