Le livre que je conseille à tous #5 : “Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur” de Harper Lee

Ne tirez pas sur l'oiseau moqueurHarper LeeLe livre de poche, 2006 - Prix : 6,60€ ISBN : 978-2253115847
Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur
Harper Lee
Le livre de poche, 2006 – Prix : 6,60€
ISBN : 978-2253115847
Cette semaine, c’est Laura, les petits doigts qui se cachent derrière Mille vies en une, qui s’y colle. Et pour cette occasion, on aura pu renommer la rubrique…

« Le livre avec lequel je bassine tout le monde », ça aurait pu le faire, non ? Non parce que je suis lucide, je sais que je parle peut-être un peu trop de ce livre. Mais quel livre !
Quel livre ? Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur, d’Harper Lee. Une pépite de la littérature américaine, best-seller depuis sa parution dans le pays de l’oncle Sam en 1960, prix Pulitzer en 1961. Longtemps boudé de par chez nous, il connaît aujourd’hui une seconde jeunesse et fait désormais partie des « livres qu’il faut avoir lu ». Et si vous n’avez pas encore succombé à la moue mi boudeuse mi rieuse de la petite fille de la couverture, je vais vous expliquer pourquoi vous feriez mieux de filer le chercher à la librairie pour vous en délecter pendant vos vacances.

Dans une petite ville d’Alabama, au milieu des années trente, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Scout nous raconte son enfance au rythme des saisons.
Cela commence avec les jeux d’été avec son frère et Dill, un jeune garçon qui vient passer ses étés chez une de leur voisine. On vit également sa première rentrée, bien plus difficile qu’elle ne l’aurait imaginé. Son institutrice n’est en effet pas très heureuse de voir que Scout sait déjà lire et lui interdit tout bonnement de continuer à lire ! Scout est dépitée et essaie tant bien que mal de ne plus retourner à l’école. C’est ainsi qu’elle se met à jurer en argot, convaincue que si son père pensait qu’elle avait appris un tel vocabulaire à l’école, il ne l’y enverrait plus.

Scout est une petite fille vive qui n’a pas sa langue en poche. Ses pensées sur des faits du quotidien sont très drôles car Harper Lee a réussi à retransmettre parfaitement le monde de l’enfance et sa naïveté. A cet âge-là, on croit tout comprendre même si on est très souvent loin du monde des adultes. La vision d’un enfant apporte une certaine fraîcheur dans le récit, d’autant que Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur n’aborde pas que des thèmes faciles.

Le père de Scout, avocat, est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Dans l’Amérique ségrégationniste, ce procès n’est évidemment pas au goût de tout le monde. Pour certains, Tom Robinson n’a pas besoin d’être jugé, il est coupable, c’est sûr ! Le quotidien de la famille se voit bouleversé, Atticus en a bien conscience mais c’est le prix à payer s’il veut encore arriver à se regarder dans la glace.

A huit ans, Scout ne voit pas la même chose que les adultes ; elle vit certains évènements de manière beaucoup plus forte alors que d’autres ne semblent même pas l’inquiéter. Scout a bien souvent les mots justes et on se rend compte que ce dont a besoin ce monde est peut-être d’un peu de naïveté et un regard encore libre de toute pression de la majorité.

3 Réponses

  1. depuis le temps que j’en entends parler, il va falloir que je me penche sérieusement dessus!

  2. J’ai adoré ce livre, je l’ai lu il y a longtemps mais je m’en souviens encore ;)

  3. Je l’ai lu grâce à toi <3 je pense que je l'associerai toujours à toi !!!

Laissez un commentaire