Les vieux fourneaux – Lupano et Cauuet

Les vieux fourneaux – Lupano et Cauuet

28 janvier 2015 2 Par Laura
Les vieux fourneaux - Lupano et CauuetDargaud, 2014 - 12€ISBN : 978-2505019930

Les vieux fourneaux – Lupano et Cauuet
Dargaud, 2014 – 12€
ISBN : 978-2505019930

Il faut bien le dire, je ne prends pas souvent de risque dans mes choix BD. Je me fie toujours à l’avis des blogueurs, amis, aux coups de cœur des libraires, … et, généralement, ça paie !

J’avais déjà croisé Les vieux fourneaux à de nombreuses reprises sur la blogo mais c’est mon amie Céline qui a fini par me convaincre. Elle ne me parle que rarement de BD alors quand elle le fait, je l’écoute très attentivement !

Les vieux fourneaux, c’est Pierrot, Mimile et Antoine, trois vieux amis qui se retrouvent pour l’enterrement de Lucette, la femme d’Antoine. Ah, c’est qu’elle en avait du caractère, la Lucette, elle leur en a fait voir ! Et d’ailleurs, elle continue depuis l’au-delà avec une lettre confiée au notaire qu’Antoine ne pouvait lire qu’après sa mort. Une lettre qui va tout bouleverser, et pas seulement la vie de son mari. (Sur)veillés par Sophie, la petite-fille enceinte d’Antoine, nos vieux fourneaux embarquent pour une sacrée aventure !

Lucette était une femme de caractère mais il en fallait bien pour tenir tête à ces trois-là ! C’est qu’ils ne sont pas très calmes non plus, nos vieux fourneaux. Loin d’être de vieux pèpères, ils ont bien vécu et vivent encore comme des jeunots, la tête remplie d’idées et d’envies de révolutions. Il faut avoir de la poigne pour leur tenir tête et, heureusement, la jeune Sophie tient de sa grand-mère.

Cette équipe un peu improbable est très attachante. Ils ont beau faire partie de « la pire génération de l’histoire de l’humanité » comme dit Sophie, on se verrait bien jouer à la pétanque avec eux … ou faire des actes de résistances avec les aveugles du groupe mené par Pierrot, « Ni yeux ni maître ! ».

Je ne connaissais ni Lupano ni Cauuet mais ils ont fait mouche. Les dialogues sont savoureux, on aurait envie de les lire à voix haute pour leur donner encore plus d’échos. Et le trait réaliste de Cauuet est parfait pour croquer ses trois vieux gaillards. Une belle réussite !

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