Le singe de Hartlepool – Lupano & Moreau

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Après avoir lu Un Océan d’amour, j’ai eu envie de continuer dans l’univers de Wilfrid Lupano avec Le Singe de Hartlepool, titre qui me faisait de l’oeil depuis sa sortie et que j’ai eu le bonheur de trouver dans les rayons de ma bibliothèque.

 

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Mon résumé

En pleine guerre napoléonienne, un navire français fait naufrage au large du petit village de Hartlepool. Les habitants se pressent sur la plage, les enfants fouillent les décombres à la recherche de vestes, de tricornes pour se déguiser en vilains français dans leurs jeux de guerre. Parmi les débris, un seul survivant : Nelson, un singe, mascotte de l’équipage, portant l’uniforme français.

Dans un petit village où personne n’a jamais vu ni un français ni un singe, le pauvre Nelson est pris pour l’un de ces sales mangeurs de grenouille. Voyez donc, il refuse de s’exprimer, est poilu comme on dit que les français le sont et, preuve irréfutable, il porte l’uniforme français. Il n’y a bien qu’un français qui accepterait de porter les couleurs de la France !

Nelson est accusé d’espionnage – s’il y avait un bateau français, il peut y en avoir des centaines d’autres en attente d’une invasion ! – et aussitôt traîné en justice dans un semblant de procès.

Mon avis

Au vu de la couverture, je m’attendais à une histoire plus légère. Pourtant, à force, je devrais connaître Lupano, défenseur de belles idées sous des histoires aux apparences mignonnes !

Dans Le Singe de Hartlepool, ce qu’il montre du doigt c’est la bêtise humaine. Il ressort une vieille légende qui raconte qu’aveuglés par la haine de l’étranger, des villageois anglais ont pendu un singe en 1814. Qu’importe que l’histoire soit vraie ou inventée finalement, puisqu’on y croit malheureusement sans peine.

Les villageois se montrent sans coeur envers cet étranger, ce français ! On ne sait même plus pourquoi on les déteste, mais on les déteste, ça c’est sûr, tout comme le capitaine du navire échoué tenait les anglais en horreur. Puisqu’ils en tiennent un dans leur filet, il faut que justice soit faite. Il paiera pour les autres, ce salaud, et la haine des uns, pourtant si enclins à l’entraide lorsqu’il s’agit de leurs “semblables”, se réveille à son contact.

C’est tout à la fois un drame qu’une farce que nous sert Lupano, qui prend le ton d’un récit de Dickens sous le dessin de Moreau.

Gros coup de coeur, vous aurez compris que Le singe de Hartlepool est à découvrir !

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