La salle de bal – Anna Hope

Classé dans : Romans pour adultes | 3

L’année dernière, le premier roman de Anna Hope, Le chagrin des vivants, m’avait fait très forte impression. Un an après, j’y pense encore bien souvent et je le conseille encore à tour de bras. Cela faisait longtemps que je n’avais pas senti des émotions si justes chez un auteur. Me dire “cette situation là, je n’ai aucune idée de ce que c’est que de la vivre, mais, ce que ressent ce personnage, je le ressens aussi”.
J’attendais très impatiemment La salle de bal, tout en craignant de ne pas retrouver la même étincelle. J’ai pris le temps de le lire, de le laisser décanter et la vérité, c’est que même si ses deux romans sont très différents et que Anna Hope a creusé encore un peu plus dans la tristesse, elle est décidément très douée pour dépeindre des personnages blessés, à vif.

 

lasalledebal

Mon résumé

L’asile d’aliénés de Sharston compte une internée de plus en ce début 1911. Ella a brisé une vitre de la filature où elle travaille depuis ses huit ans. Elle n’en pouvait plus, elle avait besoin d’air, de s’évader, elle n’a pas réfléchi.

Après avoir tenté de s’enfuir, elle fini par se résigner et choisi de se faire discrète. Se faire oublier, ça, elle sait faire. Etre sage.

Les sages se retrouvent chaque vendredi dans la salle de bal, commune aux patients hommes et femmes. Lors d’une soirée, les patients se mélangent, dansent, se courtisent. C’est là qu’Ella retrouvera John, « mélancolique irlandais » semaines après semaines.

A la tête de l’orchestre se trouve le docteur Fuller, convaincu que la musique adoucit les mœurs et les esprits et peut aider certains patients à guérir. Ce John, par exemple, corps massif si taiseux qui semblent s’éveiller et s’alléger dès les premières notes.

Mais il ne faudrait pas que les patients commencent à se croire plus hauts que d’autres, ça non. Il ne faudrait pas qu’ils pensent qu’ils méritent la même vie que ceux qui vivent au dehors, qu’ils méritent de se reproduire. Pour les canaliser, le docteur Fuller est d’ailleurs très intéressé par le projet de loi sur le Contrôle des faibles d’esprit.

 

Mon avis

Avec « La salle de bal », son deuxième roman, Anna Hope confirme qu’elle fait désormais des plumes à suivre. Le travail de documentation réalisé en amont et la multiplicité des personnages et des points de vue offrent une vision méconnue de l’Angleterre d’avant-guerre. Un très beau roman, plein d’émotions.

 

 

Cette lecture entre dans la catégorie “un roman de la rentrée littéraire de septembre” de mon challenge lecture.

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3 Réponses

  1. Il me tente beaucoup ce livre.

  2. Bien qu’il me tente beaucoup, je pense attendre sa sortie en poche avant de le lire.

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