La lune est à nous – Cindy van Wilder

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laluneMon résumé

Les parents de Max divorcent. Ce serait déjà assez dur à vivre si sa mère n’avait pas en plus décidé de les rapatrier, lui et son petit frère, dans son pays natal, la Belgique. Max est est né et a grandi dans le sud-ouest, il ne connaît rien et ne comprend rien de ce pays où l’on dit septante, pain au chocolat et où le lycée s’appelle un athénée. Il n’est évidement pas heureux de débarquer dans un nouveau pays, pas heureux de ne plus voir son père, pas heureux dans sa tête parce qu’il a l’impression de mentir sans cesse à tout le monde et les rare fois où il croise sa mère – qui travaille beaucoup trop pour maintenir sa barque de maman solo à flots – il le lui fait payer. La rentrée s’annonce sympa …

Olivia est d’origine congolaise. Depuis le décès de ses parents, elle vit chez son oncle et sa tante qui ne sont pas vraiment doués pour la communication avec une ado. Le monde d’Olivia, c’est instagram, les blogs beautés et les youtubeuses ; inutile de dire que c’est un monde qu’ils ne connaissent pas. Ce monde est en passe d’exploser avec l’arrivée d’Olivia sur la chaîne youtube “Les trois Grâces” : plus de visibilité, plus de partenariats, … la jeune fille est aux anges. A côté de cela, elle est très active au sein d’une maison de jeunes et bien entourée. La vie est belle.

Max et Olivia ne se connaissent pas et n’ont rien en commun si ce n’est qu’ils sont tous les deux en surpoids et qu’ils ont tous les deux subit et subissent encore insultes et harcèlement (merci les cons). Ils vont se rencontrer lors de ce qui restera à peu près le pire jour de la vie d’Olivia et cette rencontre leur apportera beaucoup à tous les deux (mais pas une relation amoureuse, youpla merci le cliché évité ! :) )

 

Mon avis

Cindy van Wilder nous livre ici son premier roman “vie d’ado” et quel talent ! Elle y a mis beaucoup de thèmes très actuels : le surpoids et l’image que la société en a, les réseaux sociaux et le harcèlement en ligne, l’homosexualité et le mouvement LGBT, la communication parent-ados,… présenté comme ça, ça fait un peu beaucoup et j’avoue que ça me fichait un peu la trouille avant de commencer ma lecture. Mais ça marche !

Les personnages sont vrais, on a l’impression qu’ils pourraient nous apparaître au coin de la rue – et c’est encore plus vrai pour moi vu que ce roman se passe dans la région de l’auteur qui est aussi ma région d’adoption ! Olivia et Max passent énormément de temps au domaine de Mariemont, que j’aime fréquenter lorsque l’Arsouille a besoin de se dépenser. Je pense que je ne verrai plus jamais la drêve, le parc du même oeil.
Lorsqu’ils risquent de tomber dans le cliché, ils sont les premiers à dire qu’ils ont un petit côté glee club : le gros, la black, l’homosexuel, l’adulte bienveillante, … et c’est vrai que c’est un groupe très mixte mais après tout, ils sont une belle représentation du monde dans lequel on vit !

La lune est à nous est un roman qui, en plus de véhiculer des messages importants aux ados et aux adultes qui les entourent, est très sympa à lire. Je vous avoue que je l’ai lu avec un petit recul d’adulte qui est sorti de l’école il y a dix ans et qui se sent parfois fort dépassée par ces histoires de réseaux sociaux et de guéguerres à l’école (non, celles-là, c’est surtout parce que je suis contente qu’elles soient derrière moi !) et que si je me suis sentie concernée, c’est évidement plus en tant que “grande qui est amenée à rencontrer des ados tous les jours” plutôt que parce que je m’identifiais aux personnages, même si je me suis retrouvée en Max et sa discrétion.

 

En bref, un très chouette roman à lire et à faire lire. Je ne serais pas surprise qu’il soit bientôt choisi par des profs comme lecture scolaire ! :)

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