« La gloire de mon père » de Marcel Pagnol : lis, c’est un classique !

« La gloire de mon père » de Marcel Pagnol : lis, c’est un classique !

16 janvier 2015 0 Par Laura
La gloire de mon père - Marcel PagnolEd de Fallois, 2004 - Prix : 6,60€ISBN : 978-2877065078

La gloire de mon père – Marcel Pagnol
Ed de Fallois, 2004 – Prix : 6,60€
ISBN : 978-2877065078

De Marcel Pagnol, je ne connaissais rien de rien. Quelques titres de films, bien sûr, la Provence, aussi. Jeune ado, quand j’errais dans la bibliothèque maternelle en quête de lecture, j’ai mainte fois passé en revue les titres La gloire de mon père et Le château de ma mère. Pourquoi ne les ai-je jamais lu ? Parce que les titres m’impressionnaient, tout comme l’auteur. Ce qui m’a finalement poussée à lire La gloire de mon père, c’est le conseil de mon amoureux, alors que je butais et trébuchais sur chaque livre ouvert. Bien lui en a pris, Marcel Pagnol m’a remis en selle.

Il n’y a rien que j’aime tant que les récits d’enfance. L’enfance, c’est l’âge auquel on voit tout, où chaque détail à son importance. Le jeune Marcel ne comprend pas tout mais il cherche les réponses à ses questions, il laisse traîner ses oreilles, écoute attentivement les grandes personnes qui le laissent parfois perplexe.

« Pour moi, qui savais extraire de mon nez, avec l’ongle de mon index, les matériaux sifflants qui gênaient ma respiration, l’usage du mouchoir me semblait être une superstition parentale. Il m’arrivait parfois de m’en servir, pour faire briller mes souliers, ou pour essuyer mon banc d’écolier ; mais l’idée de souffler du mucus dans cette étoffe délicate, et de renfermer le tout dans ma poche, me paraissait absurde et dégoûtante. Cependant, comme les enfants viennent trop tard pour faire l’éducation des parents, il faut respecter leurs incurables manies, et ne jamais les chagriner. »

L’enfance de Marcel Pagnol est très différente de ce que j’imaginais – c’est dire si je connaissais mal le personnage. On le découvre taquin avec son petit frère, admiratif de son père presque aussi innocent que ses enfants. J’ai eu bien de la compassion pour sa mère au vu des nombreuses « trouvailles » du patriarche chez le brocanteur ! J’ai retrouvé la Provence, le chant des cigales, l’odeur des vacances – cela, tout de même, je m’y attendais.

J’ai souri à de nombreuses reprises à l’évocation de cet été d’insouciance, ri parfois d’un rire franc qui m’échappait. Et, comme souvent avec les classiques, je me suis demandé pourquoi je n’en lisais pas plus.

Et deuxième livre pour mon 2015 reading challenge dans la catégorie autobiographie.