La fille – Tupelo Hassman

Classé dans : Romans pour adultes | 2
La fille - Tupelo Hassman10/18, 2015 - Prix : 7,80€
La fille – Tupelo Hassman
10/18, 2015 – Prix : 7,80€

La fille, c’est Rory Dawn. Elle vit avec sa mère dans un trailer, comme beaucoup d’autres dans leur petite ville où il n’y a rien et où jamais rien ne se passe. Son père est loin, tout comme ses frères. Désormais, il n’y a plus que Rory et sa mère. Sa grand-mère est également invitée dans le tableau lorsque sa mère n’est pas en conflit avec elle.

La mère de Rory a toujours vécu avec le support des allocations. Les assistantes sociales se sont succédé pour l’aider à se remettre dans la vie active, à reprendre des études, sans succès.
Aujourd’hui, elle travaille dans un bar. Ce n’est pas le meilleur emploi du monde mais c’est un job, c’est déjà ça.
Quand la mère travaille, la fille est baby-sittée. Par une ado un peu revêche bien loin de Mary Poppins. Et quand la jeune fille en a marre de pouponner, elle laisse Rory à son père, le Quincailler, un homme bien en apparence mais en apparence seulement. Le Quincailler ne laisse jamais Rory aller seule aux toilettes, même si elle sait se débrouiller. Il insiste pour éteindre la lumière et, surtout, elle ne doit rien dire à tout le monde. Si sa mère savait ce que le Quincailler fait, elle lui casserait sûrement la figure et ce ne serait pas la solution. Alors Rory se tait.

Il y a le rêve américain et puis il y a les autres. Les héros de Tupelo Hassman n’ont pas la belle vie. C’est une société bien grise, une communauté qui lutte au quotidien.
La fille est un roman fort, dur. Trop dur pour moi, même, qui déteste la violence et encore plus celle faite aux enfants. Si je me permets de « spoiler » cette partie de l’intrigue, c’est parce que je ne m’attendais pas à ça et que si j’avais été prévenue, je n’aurais pas ouvert ce livre. Non pas qu’il soit mauvais mais rien n’est épargné.

Tupelo Hassman a choisi de prendre une certaine distance avec ses personnages. Pour se protéger de leur souffrance ? Ou pour les protéger d’une subjectivité ? Quoi qu’il en soit, c’est un choix qui ne m’a pas convaincu ; la narratrice étant une petite fille, j’aurais préféré me sentir plus proche d’elle.
Une petite déception qui m’a retourné l’estomac. Pas glop !

2 Réponses

  1. Oh mince! Et moi qui vient de me l’acheter.

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