Embarquement immédiat pour 1968 avec “Sixteen Kennedy Express”

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Sixteen Kennedy Express A. Ducoudray & B. QuignonSarbacane, 2014 - Prix : 19,50€ISBN : 9-782-84865-671-7
Sixteen Kennedy Express
A. Ducoudray & B. Quignon
Sarbacane, 2014 – Prix : 19,50€
ISBN : 9-782-84865-671-7

L’intrigue de Sixteen Kennedy Express prend place au début des vacances de l’été 1968, dans une petite ville des Etats-Unis « in the middle of nowhere ». Rob a quatorze ans et, pour lui, les vacances commencent mal ; il s’est cassé le bras et passera l’été dans le plâtre. Aucune baignade ne sera tolérée, quelle que soit la moiteur de l’air. Il ne pourra pas non plus prendre un petit boulot d’été comme il l’avait prévu. Bref, il va falloir trouver de quoi s’occuper.

Rob est fasciné par la famille Kennedy. Depuis l’assassinat du président en 1963, c’est du sénateur Bobby Kennedy qu’il suit le parcours. Son assassinat est un événement majeur dans le quotidien terne du jeune adolescent et lorsqu’il apprend que le train qui ramène la dépouille de New York à Washington D.C. passera par sa ville, il n’a plus qu’une idée en tête : se poster le long des rails pour saluer son passage. Malheureusement, il n’aura pas l’occasion de voir le train ; alors que celui-ci arrive, une jeune fille demande à Rob de l’embrasser sur le champ, sans plus attendre. Cette jeune fille qu’il n’a jamais vue auparavant, c’est Sixteen, une adolescente de quinze-ans-presque-seize qui attend son anniversaire avec impatience pour enfin se casser de ce bled pourri. Cette jeune fille au caractère bien trempé va être la bouffée d’oxygène de Rob, qui ne connaît encore rien aux filles. C’est l’été des premiers amours, l’été des aventures, l’été des découvertes. Car si les habitants de cette petite ville tranquille semblent en apparence ne pas avoir d’histoires, Rob, aidé de Sixteen, va apprendre à voir plus loin que les apparences et découvrir une Amérique tiraillée sur de nombreux tabous sociaux tels que l’immigration ou les couples mixtes.

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Les dessins de Bastien Quignon transportent bien cette atmosphère estivale. La chaleur étouffante est bien là et les années soixante aussi, les couleurs choisies ressemblant aux vieilles photos de famille couleur sépia. Assis dans l’herbe par une journée ensoleillée, le livre dans les mains, le lecteur aurait presque l’impression d’être entré dans l’histoire, au cœur d’un vieux film, de sa lenteur toute particulière. On n’y parle pas forcément beaucoup mais même les silences ont leur mot à dire.

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