“Le crime de l’Orient Express” : lis, c’est un classique !

Classé dans : Romans pour adultes | 0
Le crime de l'Orient ExpressAgatha ChristieLe Masque, 2011 - Prix : 5,60€ISBN : 978-2702436332
Le crime de l’Orient Express
Agatha Christie
Le Masque, 2011 – Prix : 5,60€
ISBN : 978-2702436332

Beaucoup de lecteurs vous le diront, lorsque la panne de lecture vous guette, il ne faut jamais hésiter à se tourner vers un classique ou un bon roman policier. Ma solution optimale ? Un bon Agatha Christie que je garde exclusivement pour ces moments où plus rien ne me plaît, où je vais d’un livre à l’autre sans passion.

C’est comme cela que je me suis retrouvée à lire Le crime de l’Orient Express le weekend dernier. Pourquoi celui-là parmi les dizaines de titres que je n’ai pas encore lu ? Parce qu’il s’agit d’un des plus célèbres, que fort heureusement jusqu’ici je ne m’étais jamais fait spoiler concernant le dénouement et qu’il était temps d’arrêter de hurler « Non ne dis rien je ne l’ai pas lu ! ». Cette enquête d’Hercule Poirot a également eu ma préférence en raison du lieu du crime qui en fait une enquête en huis clos comme je les aime.

Lorsque s’ouvre le roman, Hercule Poirot est à Istanbul, en repos entre deux missions. Rappelé d’urgence à Londres, il obtient une place à bord de l’Orient Express grâce au directeur de la compagnie. Le voyage de retour peut alors commencer, à travers la quiétude des paysages enneigés. Le calme est cependant vite troublé par l’assassinat d’un des voyageurs lors de la deuxième nuit du voyage. L’homme est retrouvé mort dans son lit après avoir été frappé de douze coups de couteau. Le train étant bloqué en pleine campagne par la neige depuis le milieu de la nuit, l’assassin n’a pas pu s’enfuir. Et puisqu’aucun intrus n’a été retrouvé après la fouille des compartiments, il ne peut s’agir que de l’un des autres voyageurs.

Voilà une enquête qui se révèle intéressante pour Hercule Poirot qui raffole des enquêtes à huis clos. Il sera aidé dans son investigation par Mr Bouc, directeur de la compagnie de trains, et le docteur Constantine, médecin de bord qui affirme que les coups de couteau ont été portés par plusieurs personnes. Il y aurait donc plusieurs assassins ? L’étau se resserre…

Si les romans d’Agatha Christie constituent un excellent remède à la panne de lecture, c’est parce que leur lecture se transforme en jeu de piste. Qui est l’assassin ? L’auteur tisse des fils en tous sens et l’on admire son talent tout en essayant de s’en dépêtrer. Vos certitudes se voient bouleversées d’une page à l’autre, votre esprit est confus. Heureusement, lorsque vous commencez à vous demander si vous n’allez pas vous munir d’un calepin vous aussi, Poirot livre ses analyses, vous permettant d’y voir plus clair. Il est très rare de le battre, très rare de pouvoir assurer avec certitude qui a fait le coup – et encore plus rare de comprendre ses motivations. Je ne suis pas peu fière d’avoir démêlé quelques fils concernant le dénouement mais c’est bien l’une des premières fois. Serais-je plus maligne que durant mon adolescence ou ce roman est-il plus accessible aux apprentis enquêteurs que nous sommes ? Si vous l’avez lu, pouvez-vous éclairer ma lanterne ?

Laissez un commentaire