moiambrose
J’ai déjà parlé de mon amour pour Susin Nielsen avec Le journal malgré lui de Henry K. Larsen et On est tous faits de molécules. Et me revoilà aujourd’hui avec Moi Ambrose roi du scrabble !
Moi Ambrose (je raccourcis le titre) est le premier roman de Susin Nielsen et donc peut-être pas idéal à découvrir en troisième. Non pas qu’il soit mauvais mais il souffre un peu de son état de premier roman. Il a quelques faiblesses, qui ont sans doute fait dire à l’éditeur que Susin Nielsen était douée et qu’elle pourrait encore faire mieux et qui me font dire à moi lectrice que ouf, Susin Nielsen n’a pas écrit des chefs d’oeuvre dès son premier roman. Mais je le redis, il est tout de même bon !

Bref, rentrons dans le vif du sujet ! De quoi parle Moi Ambrose roi du scrabble (t’as vu, j’ai remis le titre en entier pour lui rendre hommage) ?

Ambrose a 12 ans. Il vit seul avec sa maman, son papa étant décédé d’une rupture d’anévrisme avant même sa naissance. Depuis, sa maman flippe un peu pour tout, en particulier pour l’allergie d’Ambrose aux arachides. Elle l’empêche de faire la moindre activité, contrôle le moindre aliment qui lui est donné à manger. Cela ennuie beaucoup Ambrose mais c’est un chouette petit gars qui comprend très bien que sa maman puisse avoir peur de voir à nouveau un proche mourir. D’ailleurs, il fait lui-même très attention parce que ce ne serait vraiment pas très drôle de faire un choc anaphylactique.

Et un jour, voilà que ça lui arrive. Trois grosses brutes de l’école n’ont rien trouvé de plus drôle que de glisser une cacahuète dans le sandwich d’Ambrose. Il manque de mourir et se réveille à l’hôpital, complètement groggy. Sa mère, bien sûr, est complètement hors d’elle et insiste pour le retirer de l’école. C’est décidé, elle lui fera cours à la maison, c’est beaucoup moins risqué ! Ambrose est ravi ; avec leurs déménagements, il change d’école chaque année et n’a jamais réussi à se faire des amis.

Mais très vite, Ambrose s’ennuie. A part sa mère, il ne voit plus grand monde. Il cherche alors à se lier d’amitié avec Cosmo, le fils adulte de ses voisins, et tente de le convaincre de le conduire à un club de scrabble qui a lieu chaque mercredi. Sa mère ? Oh bien sûr qu’elle dirait non ! Mais vu qu’elle travaille le soir, elle n’a pas à le savoir…

 

Ambrose est un héros très “Nielsenien” : fils unique, il grandit dans un foyer monoparental et à quelques soucis d’intégration dans son école. Comme Henry et Stewart, les autres héros de papier de Susin Nielsen, il est plutôt intelligent, de nature curieuse, et a une passion assez importante dans sa vie. Au vu du titre du roman, vous l’aurez compris, Ambrose est passionné de scrabble !
C’est également un petit gars assez charmant, que l’on accepterait de conduire à son club sans problème. Oui, il a parfois un peu de mal à se mettre à la place des autres, oui il manque parfois d’empathie, mais ce n’est pas foncièrement méchant ; il a juste un peu de mal à se décoller de ses envies et de son ressenti.

J’ai clairement préféré les deux autres romans de Susin Nielsen que j’avais lus au préalable tout en passant un très bon moment en compagnie d’Ambrose. Vraiment, Susin Nielsen est à découvrir !