Après la fin – Barbara Abel

Après la fin – Barbara Abel

3 juillet 2015 0 Par Laura

aprèslafinAttention, Après la fin est la suite du roman Derrière la haine. Si vous n’avez pas lu le premier, je vous conseille de ne pas lire cette critique car elle dévoile des éléments d’intrigue.

Milo habite désormais avec Tiphaine et Sylvain. Il a aujourd’hui quinze ans et est un adolescent plutôt renfermé ; il ne veut plus s’attacher à personne, persuadé que tous ceux qu’il aime finissent par souffrir.
Le couple de Tiphaine et Sylvain a beaucoup souffert et souffre encore de leurs lourds secrets. Tous deux vivent dans la peur panique que Milo découvre ce qu’il est vraiment arrivé à ses parents. Tiphaine souffre également de l’éloignement de Milo et regrette son petit garçon. Mais lequel ? Milo ou Maxime ? Difficile de le savoir, aujourd’hui elle ne parle même plus de Maxime …

La famille habite désormais dans l’ancienne maison de Milo. Et la maison mitoyenne accueille de nouveaux locataires : Nora, une mère séparée, et ses deux enfants. Très vite, les deux familles sympathisent … mais Nora est loin de se douter de ce que cache le passé de ses voisins…

Dans Derrière la haine, la tension montait doucement jusqu’à atteindre un niveau d’horreur que l’on ne pensait pas découvrir. Maintenant que l’on sait de quoi sont capables les protagonistes, le suspense n’est bien évidement plus le même. Certes, l’introduction du personnage de Nora relance un peu la donne et les relations de voisinage mais on se doute que même si les années ont passé, Tiphaine n’a pas pu redevenir un doux agneau.
Après la fin est construit sur la même base. Le suspense est haletant, le roman se lit tout aussi vite que son grand frère. Toutefois, le jeu de Barbara Abel ne fonctionne plus aussi bien ; les ficelles sont trop grosses, les personnages deviennent presque des caricatures d’eux-mêmes.

Il ne faut pas oublier que ce qui faisait la force du premier, c’est que le couple Tiphaine-Sylvain semblait tout à fait normal, que l’on se sentait proche de ces gens dont on aurait pu devenir ami s’ils avaient été nos voisins. Jusqu’à ce qu’ils dérapent …

Un dérapage est « compréhensible » (d’un point de vue romanesque, je précise) mais s’il commence à se répéter, le plaisir de la lecture diminue.
Une suite en demi-teinte, donc. Pas vraiment ratée mais peut-être pas tout à fait nécessaire. Mais n’est-ce pas la question que l’on se pose après de nombreuses suites ?