Abraham et fils – Martin Winckler

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Bonjour les lecteurs ! Je vous présente aujourd’hui un nouveau roman de la sélection du grand prix des lectrices de Elle – il y en aura quelques uns dans les mois à venir ! – : le dernier roman de Martin Winckler. J’étais très heureuse de découvrir ce titre dans ma boîte aux lettres car j’avais adoré Le choeur des femmes, lu il y a quelques années, et j’avais hâte de retrouver la plume de Winckler.

abrahamRésumé

Au printemps 1963, Franz arrive dans un petit village de France avec son père, Abraham, médecin généraliste. Il n’y a qu’eux, une petite famille amputée de la mère, décédée dans un « accident » alors qu’ils vivaient encore en Algérie. Après l’accident, Franz s’est retrouvé amnésique ; il n’a plus de souvenirs de la vie d’avant mais il n’a rien oublié de l’école ni de la lecture. Et heureusement parce que Franz adore lire !

Abraham reprend le cabinet et la patientèle d’un médecin qui quitte le village. Il ne lui faut pas longtemps avant que les habitants ne le considèrent comme l’un des leurs ; tous se rendent très vite compte qu’ils ont affaire à un homme au grand cœur.
Pour gérer la paperasserie, les prises de rendez-vous et les goûters de Franz, Abraham engage Claire, une jeune veuve qui se révèle très vite indispensable. Sa fille Suzanne revient chaque soir de l’école avec Franz, ils prennent leur goûter, font de la balançoire, lisent dans le jardin. Lorsque Suzanne emmène Franz à la bibliothèque, c’est la découverte de la caverne d’Ali Baba.

La vie est plutôt tranquille au début des années soixante. Il y a l’école, les livres, les patients qui amènent leurs enfants au docteur le jeudi parce qu’il n’y a pas école, « le jour du seigneur » à la télé le dimanche qui entraîne son lot de questions dans l’esprit de Franz. Et puis l’un ou l’autre secret, l’un ou l’autre souvenir que l’on n’a pas envie d’aborder ou du moins pas maintenant, pas trop vite.

Ce que j’en ai pensé

Martin Winckler est un conteur. Son écriture est agréable, le quotidien se déroule, une journée après l’autre et la vie suit son cours calmement. Au début, c’est très agréable à lire. Et puis, petit à petit, j’ai commencé à m’ennuyer. Et ce qui m’ennuyait le plus, c’est que je n’avais vraiment de raison objective de ne pas aimer ce roman. Certes, il ne se passe pas grand-chose, mais des romans « tranches de vie » qui n’ont ni début ni fin, j’en ai déjà lu. J’ai eu beau m’attacher à Franz et Suzanne, jamais je n’ai trouvé de petite étincelle dans « Abraham et fils » et la deuxième moitié de ma lecture fut plus pénible que la première pendant laquelle je ne cessais de me dire « cela va démarrer ».

Ce roman m’a donné l’impression de n’être qu’une introduction et il est peut-être voulu comme tel, l’auteur annonçant en fin de livre que l’on pourra retrouver les personnages dans un autre roman. Mais pour ma part, je m’arrêterai là, je ne ressens ni le besoin ni l’envie de connaître la suite.

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