A Silent Voice – Yoshitoki Oima

Classé dans : BD et manga pour ados | 2

Mille vies en une a le plaisir d’accueillir une nouvelle rédactrice dans ses rangs ! Pauline vous présente aujourd’hui A Silent Voice, écrivant par la même occasion la première chronique manga du site ! :)
Merci Pauline ♥

asilentCe Shonen parut aux éditions Kloon raconte l’histoire de Shoko Nishimiya une élève de primaire malentendante, qui, une fois de plus, se voit transférer dans une nouvelle école. Pleine de bonne volonté, elle multiplie les initiatives pour se faire accepter par ses nouveaux camarades : discussions via son carnet de note, participations aux tâches de la classe, elle tente même de prendre part aux cours de chants, bref une jeune demoiselle pleine de bonnes intentions. Si les autres élèves se montrent coopératifs, c’est sans compter sur le clown de la classe Shoya Ishida qui, en bon leader du groupe, trouve hilarant de rabrouer la pauvre Shoko, multipliant les coups bas. Entre ses cahiers qui prennent l’eau et la demi-douzaine d’appareils auditifs détruits, rien ne lui est épargné.

Au fil de l’année scolaire, le jeune garçon parvient à rallier toute la classe à sa cause, même les profs semblent s’amuser des railleries subies par la jeune fille, … on est loin d’un élément très sain dans lequel une jeune fille aurait envie d’évoluer ! Le jour ou le directeur vient annoncer à la classe que leur petite camarade ne reviendra plus à cause d’actes d’intimidations, l’histoire bascules, élèves et professeurs retournent leurs veste et le bourreau devient victime. Les condisciples du jeune Shoya ne lui laissent plus le droit à l’erreur, il est délaissé par ses plus proches amis, et tous le blâment pour le départ de Shoko. Battu, et insulté par ceux qui étaient alors de son côté, Shoya continue à tenir la jeune fille responsable de ses tourments, jusqu’au jour où il décide de commettre l’irréparable.

Une histoire sur fond de harcèlement scolaire qui tient la route, elle a beau se passer au Japon, on a tous conscience que des situations comme celle-ci se passent dans toutes les écoles du monde. La force de ce Shonen vient évidement de son sujet et de la façon dont celui-ci est traité. De plus, on se rend rapidement compte que les dessins sont documentés. En effet, la mère de l’auteure est interprète en langue des signes, l’auteur n’a pas choisi la facilité en se basant exclusivement sur un carnet de correspondance pour la communication. Shoko signe et ça sent le vécu !

Si les personnages de la couverture ne sont pas très attrayants, ceux-ci sont plus recherchés à l’intérieur du manga, leurs personnalité, leurs traits physiques et l’histoire sont réussie, on y croit vraiment ! Les dessins sont sympas et tout à fait adaptés à chacune des situations, tantôt très violents tantôt mélancoliques, une belle réussite pour un premier épisode. Bref une belle découverte d’une série courte (en voilà une bonne nouvelle pour mon portefeuille) qui comptera 7 tomes au total. Je suis déjà impatiente de me procurer la suite !

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Si, comme Pauline, vous souhaitez parler manga, roman, BD ou que sais-je sur Mille vies en une, n’hésitez pas à me contacter à laura@milleviesenune.com

2 Réponses

  1. Je n’ai pas encore acheté ce manga mais j’avais lu un extrait et il me tentait beaucoup, surtout que je travaille en milieu scolaire et oui, le harcèlement, ça arrive partout…

    Merci pour cette revue et bienvenue sur Mille vies en une! ;-)

    • Merci! :) Vraiment je le conseil! Il se lit rapidement, et donne vraiment envie de connaitre la suite!

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